L'ouverture s'impose dense et charnue. L'olive noire de Kalamata arrive d'abord, saline, farineuse. Elle rencontre immédiatement un jasmin lourd, chargé d'indole. Pas de lumière, pas d'apesanteur. Les notes industrielles crépitent doucement.
L'œillet pousse à travers comme de la peau sous pression. Flou par les baumes. Le latex enveloppe tout d'une tactilité étrange, presque plastique mais pas cheap. Les bois sombres s'enroulent, densifiant la matière. Tout est opaque, presque obscène.
La progression n'est pas linéaire. C'est une tension qui reste immobile. Le sillage colle, envahit, ne lâche pas. Un parfum sans ancre, sans règles. Singulier jusqu'à l'inconfort. Hypnotique de son absence de séduction.